Visage qui picote, peau qui tire, sensation poisseuse en fin de journée, rougeurs, boutons, démangeaisons… Et si c’était la pollution ?

Votre peau fane aussi vite qu’une fleur coincée entre deux boulevards périphériques ? J’ai la solution.

Pourquoi la pollution est-elle dangereuse pour la peau ?

Notre peau est de plus en plus exposée aux particules polluantes. Surtout en ville où les pics de pollution atteignent des taux records, on se rend compte qu’il n’y a pas que nos poumons qui en subissent les conséquences.

Comparable à une micro poussière à la fois asphyxiante et irritante, la pollution ronge notre peau à la manière d’un produit corrosif. En dégradant notre barrière cutanée, elle la rend plus vulnérable chaque jour, entraînant des déséquilibres tels que la sensibilité, l’apparition de boutons et de microkystes, une déshydratation ou encore des démangeaisons inexpliquées.

Pourquoi la peau réagit-elle à la pollution ?

La peau est ce qu’on appelle un organe émonctoire. Elle a pour rôle principal de protéger nos organes internes de l’extérieur mais elle a aussi pour grande mission d’évacuer les toxines et les particules gênantes ou dangereuses hors du corps.

Souvent, tout se passe bien. Les particules excrétées empruntent le chemin le plus rapide vers la sortie, accompagnées d’une escorte. Mais parfois, lorsque la peau est surchargée de « déchets » à évacuer, elle n’a plus le temps de tout gérer. Des particules irritantes s’amassent dans la peau et créent des inflammations. C’est l’apparition de rougeurs, de boutons et autres désagréments inconfortables et inesthétiques.

Pas tous égaux face à la pollution

Certaines personnes n’auront aucun désagrément cutané face à la pollution. Elle se plaindront peut-être de maux de tête, d’un état capillaire plus terne ou d’un état de fatigue. Leur système de défense cutané gère bien cet état ou bien souvent (pour les personnes exposées depuis longtemps), leur peau est programmée naturellement pour lutter contre.

Si nous ne sommes pas tous égaux face à la pollution, une chose est sûre, à plus ou moins long terme la peau subit lentement (mais surement) les dégâts d’une exposition à des composés chimiques. Si ça ne se voit pas sur la peau, ce sont d’autres organes qui en subissent les conséquences.

D’où vient la pollution ?

A l’extérieur

Dans la rue, dans les transports, la pollution est provoquée en grande partie par les rejets dans l’air de produits chimiques industriels et domestiques.

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Selon la carte de la qualité de l’air en Europe, les deux zones françaises les plus touchées sont Paris et la région parisienne puis la côte sud-est. Les zones les moins touchées seraient le centre et le centre ouest de la France. De quoi méditer un peu…

Dans nos intérieurs

Nos intérieurs ne sont pas exempts de polluants. On connait tous la nocivité des produits ménagers mais on prête moins attention aux émanations toxiques libérées par les peintures neuves, aux particules émises par certains matériaux ou tout simplement au tabac.

Le tabac est reconnu comme le premier polluant. Et si vous exigez que personne ne fume dans votre intérieur ou à proximité, vous avez bien raison car après chaque passage d’un fumeur, c’est plus de 4000 substances chimiques qui stagnent dans l’air pendant plusieurs heures. Ainsi quand l’odeur de tabac n’est plus là, les polluants eux, restent !

Vous avez des maux de tête sans raison ? Votre intérieur est peut-être saturé en polluants. Ouvrez les fenêtres 10 minutes, vous vous sentirez surement mieux.

Nos intérieurs de voiture aussi sont très pollués. On pense être protégé dans son habitacle mais l’air à l’intérieur de la voiture est bien plus chargé en polluants qu’à l’extérieur, surtout l’hiver ou l’on ouvre peu les fenêtres. La pollution se fixe et se concentre dans les sièges en tissu et les sièges auto des enfants.

Est-on plus protégé hors des villes ?

Les polluants sont de même nature dans les villes et hors des villes mais c’est la concentration qui change. Dans un endroit surpeuplé, la concentration en polluants est beaucoup plus élevée. Multipliée par le nombre de constructions, d’habitants, de déplacements et autres, les villes sont de véritables nuages de micro particules irritantes.

Hors des villes, l’air se renouvelle plus facilement. L’espace dont profite chaque personne est moins saturé. Les uns subissent moins la pollution des autres. Il y a un réel avantage à s’éloigner des centres de pollution.

Cependant, il y a des cas à part. Si vous travaillez dans un supermarché, dans un grand lieu public ou un espace de transport (gare, aéroport…), vous pouvez présenter les mêmes symptômes que ceux d’une personne vivant et se déplaçant en ville.

Pour savoir si votre peau est victime de la pollution, faites le TEST !

Pour chaque affirmation, répondez par OUI ou par NON :

  • Vous avez souvent des petits boutons alors que vous n’avez pas un terrain acnéique OUI/NON

  • Dans la journée, votre peau vous picote, vous avez envie de vous gratter le visage OUI/NON

  • Vous avez une sensibilité exacerbée lorsque vous êtes dans les transports, dans un lieu public ou dans un endroit très fréquenté. OUI/NON

  • En fin de journée, votre peau est poisseuse voir grasse même si vous avez une nature de peau sèche OUI/NON

  • Vous ressentez souvent des tiraillements, un inconfort OUI/NON

  • Vous êtes victime de maux de tête qui s’intensifient dans un endroit clos OUI/NON

  • Vous avez des démangeaisons en fin de journée OUI/NON

  • Votre teint est terne OUI/NON

  • Votre peau devient granuleuse après avoir fait du ménage ou du rangement OUI/NON

Si vous avez répondu OUI à au moins 4 de ces affirmations, votre peau est très certainement victime de la pollution. Dans les prochains jours, prêtez davantage attention à ces affirmations pour mieux connaitre les réactions de votre peau.

Comment se protéger de la pollution ?

Se nettoyer le visage avant de dormir

On constate souvent en vacances, hors des villes, que notre corps se salit moins vite, nos cheveux restent propres plus longtemps et nos oreilles n’ont pas besoin d’être “dépoussiérées” tous les jours.

Etant moins exposé à la même concentration de polluants que dans les lieux très peuplés, nous n’avons pas besoin de nous laver autant que d’habitude.

Cependant, les personnes qui vivent dans des environnements pollués doivent se laver plus souvent la peau et particulièrement le soir. C’est un bon moyen de se débarrasser de la poussière grasse et collante qui asphyxie le visage en fin de journée.

Adoptez le bon geste en vous démaquillant avec un produit huileux. Même si vous avez la peau grasse, en utilisant une huile végétale ou un démaquillant huileux vous décollerez plus facilement les particules polluantes de votre visage.

Les eaux micellaires, les lotions et les eaux nettoyantes utilisées seules ne sont pas assez efficaces dans ce cas.

Lavez-vous ensuite avec un savon doux saponifié à froid avant d’appliquer votre soin nocturne. Grâce à ce petit rituel du soir, votre peau pourra se rééquilibrer dans la nuit.

Appliquer un soin bouclier le matin

La journée, protégez votre peau avec un soin antioxydant ou une simple huile végétale. Le soin antioxydant aura la particularité de protéger vos cellules des radicaux libres et dans le même temps du vieillissement prématuré de la peau.

Les meilleurs antioxydants se trouvent avant tout dans l’alimentation : le thé, les fruits rouges, le curcuma, le raisin avec les pépins, le vin rouge, les légumineuses, les crucifères et tous le fruits et légumes très pigmentés. Profitez de chaque saison pour varier au maximum et amusez-vous en préparant vos repas, c’est le meilleur moyen de retrouver de tout dans son assiette.

Aérer son intérieur au moins 20 minutes par jour, même en hiver

Comme nous l’avons vu plus haut, en ouvrant les fenêtres régulièrement, on évite la concentration de pollution dans nos intérieurs. Pensez à aérer au moins une fois par jour minimum 20 minutes et sortez tous les jours (au vert de préférence).

Placer des plantes dépolluantes chez soi et au travail

Rien ne prouve l’efficacité revendiqué par les jardineries sur l’effet dépolluant des plantes vertes. Cependant, il n’est plus à prouver les bienfaits oxygénants des plantes dans nos intérieurs.

A l’intérieur comme à l’extérieur, elles régulent le taux d’oxygène et abaissent la température de 1 à plusieurs degrés quand il fait chaud. Inutile de s’en priver.

Faire des masques à l’argile

Voici un conseil plus ciblé. L’argile est un minéral qui capte les polluants. Mélangée à de l’eau et appliquée sur la peau, elle saura absorber les toxines et les déchets polluants tout en redistribuant des minéraux dans les cellules cutanées.

Contrairement à ce que l’on pense, l’argile n’est pas réservée aux peaux grasses. Tout le monde peut l’utiliser à condition de ne jamais la laisser sécher. Pour éviter de dessécher votre peau, préparez une pâte épaisse et laissez poser peu de temps.

Masque dépolluant à l’argile : avec une spatule en bois, mélangez 2 cuillères à café d’argile rouge, 1 cuillère à café d’huile végétale de jojoba, 3 gouttes d’huile essentielle de Tea Tree et 1 cuillère à café d’hydrolat de menthe poivrée.

Appliquez sur la peau et laissez poser 5 à 10 minutes puis rincez.

Appliquer une poudre minérale

Pour renforcer l’effet protecteur de votre soin de jour, appliquez une poudre minérale par-dessus. Elle vous protégera des grosses particules polluantes en formant un deuxième bouclier en surface.

Votre peau sera moins agressée et restera protégée de la sensibilité. Veillez à choisir une poudre minérale de ton neutre ou légèrement plus claire que votre couleur de peau.

Pour savoir comment choisir votre poudre minérale, lisez l’article « Comment se maquiller au naturel en 5 étapes »

Utiliser des produits d’entretien dépourvus de polluants

Prévenir plutôt que guérir ! La première chose à faire pour limiter les polluants est d’éviter d’en utiliser. Certains produits naturels sont polyvalents et totalement dépourvus de polluants. C’est le cas du vinaigre blanc, du savon noir, du bicarbonate de sodium ou encore du savon de Marseille.

En possédant quelques produits naturels, vous n’aurez plus besoin d’utiliser les produits ménagers du commerce. En plus d’avoir une maison plus saine, vous ferez de grandes économies !

Evitez également les bougies, les diffuseurs de parfum d’ambiance et les encens qui sont bourrés de parfums synthétiques toxiques et irritants.

Enfin…

Si nous ne pouvons pas grand-chose contre la pollution à grande échelle, nous pouvons adapter nos habitudes de vie. Il est possible de vivre dans un environnement plus sain en limitant soi-même l’utilisation de polluants. Les cosmétiques, les produits ménagers, les matériaux qui composent nos meubles et nos textiles sont tous des sources de pollution, autant que les pots d’échappements.

Pour équilibrer votre peau malgré la pollution, protégez-la, nettoyez-la et soignez-la comme il se doit. Vous verrez une amélioration nette et progressive en très peu de temps.