Les contractions sont une bonne chose, elles annoncent l’arrivée du bébé.

Cette sensation nouvelle peut s’aborder avec sérénité grâce à des méthodes simples et accessibles à toutes les futures mamans.

Savoir comment s’y préparer permet d’accompagner la douleur et de mieux la gérer.

Que vous en soyez à votre première ou cinquième grossesse, il y a toujours des astuces à connaitre pour mieux vivre la phase de travail avant l’accouchement.

Que ressent-on pendant une contraction ?

La contraction n’est que périodique. Elle est donc plus supportable qu’une douleur constante comme les douleurs de règles par exemple. La douleur est progressive. Elle augmente en même temps que la contraction commence, puis reste quelques secondes pour redescendre et disparaitre complètement. On peut donc souffler et récupérer entre deux contractions.

Ce que l’on ressent est différent d’une femme à l’autre. Certaines parlent de douleurs similaires à celles qui annoncent les règles, d’autres plutôt de pincements ou encore d’une sensation de serrement au niveau du ventre.

Combien de temps ressent-on la contraction ?

Comme elle est périodique, la contraction ne dure pas longtemps. Au début, on ressent une douleur d’environ 30 secondes puis celle-ci peut s’allonger, allant jusqu’à 90 secondes en fin de travail.

C’est surtout la fatigue et la répétition des contractions qui diminuent la tolérance à la douleur. C’est pour cette raison qu’il est important de se préparer pour savoir comment récupérer à chaque moment d’accalmie.

Il arrive aussi que certaines mamans ne ressentent pas de douleur. C’est assez rare mais tout à fait possible.

Quelles sont les différents types de contractions ?

Les « fausses » contractions ou contractions de Braxton-Hicks

Ces contractions peuvent être ressenties tout au long de la grossesse, surtout à partir du 2ème trimestre.

Elles sont fausses car elles ne provoquent pas de douleur. Il n’y a pas d’incidence sur le bébé ni sur la maman. Pendant ces fausses contractions, on sent le ventre (l’utérus en fait) se durcir pendant moins d’une minute.

Elles n’annoncent pas le début du travail et sont sans gravité même en début de grossesse.

Les « vraies » contractions abdominales

Ce sont les contractions qui annoncent l’arrivée du bébé. On ressent une douleur plutôt abdominale, c’est-à-dire sur le bas du ventre.

On sait qu’il s’agit de vraies contractions lorsqu’elles arrivent à intervalles réguliers et qu’elles s’intensifient.

Les contractions dans les reins

Cette contraction est ressentie lorsque le bébé à la tête positionnée à la base du sacrum. Cela provoque un pincement comparable à une douleur de sciatique aigue car les terminaisons nerveuses sont compressées.

Ce sont de « vraies » contractions qui annoncent aussi le début du travail. Elles s’ajoutent aux vraies contractions abdominales mais sont plus douloureuses. Si le bébé change de position, ces contractions dans les reins disparaissent.

Comment calculer le temps entre deux contractions ?

La durée complète d’une contraction prend en compte la phase de contraction utérine et celle de relâchement.

Par exemple, si vous avez une contraction qui commence à 12h et que la suivante est à 12h10, on considère que la fréquence entre deux contractions est de 10 minutes.

Pour savoir quand partir à la maternité, on donne souvent le même repère à toutes les mamans :

C’est l’association « contraction + douleur + régularité » toutes les cinq minutes pendant trente secondes depuis deux heures qui donne le signal du départ.  Ce repère est valable uniquement si vous n’avez pas perdu la poche des eaux, si tout s’est déroulé normalement pendant votre grossesse et si vous n’habitez pas loin de votre lieu d’accouchement.

Comment diminuer la douleur pendant la contraction ?

La douleur sera diminuée si vous arrivez à vous détendre et à l’accepter. Pour cela, dites-vous que la douleur est passagère, que lorsque ça fait mal, c’est bientôt fini.

Lorsque le stress domine, il y a une libération d’adrénaline. Or cette adrénaline inhibe l’action des endorphines (morphine naturelle), sécrétées pour faire face à la douleur. Pas facile me direz-vous de ne pas être angoissée face à cette épreuve inconnue mais comme dit le Docteur Bernadette De Gasquet : « si vous êtes détendue, l’utérus va travailler comme un muscle normal que vous entrainez progressivement ».

L’important est de savoir gérer sa douleur, d’en repérer l’arrivée et de l’accompagner au mieux.

A chaque fois que la contraction monte, trouvez la position la plus confortable possible. Debout, allongée, assise, peu importe pourvu qu’elle soit étirée et permette une bonne respiration. Placez vos mains sur les épaules de la personne qui vous accompagne pour vous étirer et ouvrir le diaphragme (entrainez-vous deux ou trois fois à la maison).

Faites-vous de l’air sur le visage avec un éventail et beaucoup d’air lorsqu’elle est à son pic. Soufflez au maximum et faites preuve de force mentale.

Le force du mental dans l’épreuve est une aide précieuse. Même si l’on ne peut pas faire totalement abstraction de la douleur. Elle peut se gérer avec une préparation commencée quelques semaines avant l’accouchement. C’est la concentration.

L’accouchement peut être imaginé comme une épreuve sportive à laquelle on doit se préparer pour mieux la vivre au moment venu.

Comme pour une compétition sportive, il est déconseillé d’arriver à la maternité en misant tout sur le travail des sages-femmes. Il faut aussi se préparer physiquement et mentalement. Les cours de préparation à l’accouchement sont indispensables pour aborder ce travail. Ils permettent de s’imaginer le trajet du bébé lors de sa venue au monde et d’adapter son souffle ou sa position en fonction des circonstances.

On apprend notamment à respirer d’une certaine façon pour éviter le « bloqué-poussé », très mauvais pour le périnée. On favorise maintenant la sortie du bébé sur une longue expiration « coulée » qui permet une ouverture du col en souplesse.

Pour un premier accouchement, tout ça semble un peu flou. Pourtant il existe bien des méthodes pour faciliter la mise au monde de son bébé. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire la méthode d’accouchement du Dr Bernadette de Gasquet

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Même si vous faites des cours de préparation à l’accouchement avec une sage-femme en cabinet extérieur, renseignez-vous pour savoir si un cours est donné dans votre maternité. Cela vous permettra de visiter les lieux et d’obtenir des informations propres à votre maternité comme la prise en charge des équipes médicales, les méthodes employées et celles tolérées, le matériel à votre disposition dans la salle d’accouchement, etc.

Comment récupérer entre deux contractions ?

Lorsque la contraction redescend, il est temps de reprendre son souffle, de se détendre et reprendre de l’énergie.

  1. Reprenez votre souffle en reprenant une respiration normale et lente.

  2. Dès que la contraction disparaît, pensez immédiatement à détendre votre mâchoire, vos épaules, vos mains et vos pieds. Faites des grands cercles, une zone après l’autre. La personne qui vous accompagne pourra participer à votre détente en vous rappelant souvent de décrisper ces zones et en vous massant les épaules et le bas du dos. C’est un travail d’équipe !

  1. Pour reprendre de l’énergie, utilisez le pouvoir de l’imagerie positive. Il s’agit d’une visualisation mentale pendant laquelle on fait appel à une image ressource. Chacun peut créer sa propre bibliothèque d’images mentales. Comme un tiroir plein de trésors que l’on ouvre pour se donner de la joie et de la force.

Pour ma part, j’avais créé un enchaînement de scénettes qui me sont venues naturellement lors de la préparation à l’accouchement :

  • le rire aux éclats de ma grand-mère que j’aimais énormément (diminution de la douleur)

  • une scène dans laquelle je marchais dans la campagne par une douce chaleur d’été (concentration, détournement de la douleur)

  • puis un autre où je me voyais caresser l’encolure forte d’un cheval (force, résistance)

  • et enfin l’envol d’un oiseau (détente, légèreté)

Ces images m’ont donné de la force tout en m’apaisant. Le but est de se sentir bien en y pensant.

Pour que cette visualisation mentale fonctionne, on peut commencer à y penser chaque jour dans les derniers mois de grossesse.

Afin que ces étapes de détente deviennent un réflexe le jour de l’accouchement, entrainez-vous à les ressentir une fois par jour dans les semaines qui précèdent.

Cette méthode utilisée dans le domaine médical fait des miracles pour aider à gérer toute sorte de douleur. N’hésitez pas à vous servir le plus souvent possible, même pendant la grossesse.

J’espère que tous ces conseils vous auront éclairés même si cela ne remplace pas les cours donnés par les sages-femmes. Une fois préparée, vous serez plus sereine au moment venu. Vous aborderez cet instant unique de la meilleure façon possible. N’hésitez pas à partager vos astuces en toute bienveillance avec les futures mamans.

Si vous n’avez pas fini de préparer vos affaires pour la maternité, voici la liste des choses à ne pas oublier : cliquez ICI